top of page
Tree Against Sky

Ton enfant est toujours bouleversé. La corégulation ne fonctionne-t-elle pas ?

il y a 8 heures
3 min de lecture

Tu t'accroupis à côté de ton enfant. Tu adoucis ta voix. Tu reconnais sa frustration.

Et il continue de pleurer.

Peut-être crie-t-il plus fort ou te repousse-t-il. Tu te dis : « Je fais ce que disent les conseils. Pourquoi ça ne marche pas ? »


Accompagner un enfant dans une émotion ne la fait pas toujours disparaître rapidement. La corégulation est une interaction dans laquelle tes réactions peuvent soutenir ton enfant pendant qu'il développe peu à peu ses propres compétences de régulation. Ce n'est pas un moyen de garantir le calme.


À quoi ressemble la corégulation ?

Ton enfant veut regarder un autre épisode. Tu dis que l'écran va s'éteindre, et il est contrarié.

Tu peux reconnaître sa déception tout en maintenant la limite :

« Tu voulais continuer à regarder. C'est difficile d'arrêter. C'est fini pour aujourd'hui. »

Tu peux t'asseoir à côté de lui, lui offrir du réconfort ou lui laisser de l'espace tout en restant disponible. Ce qui aide dépend de ton enfant, de son âge et de la situation.


Les recherches décrivent plusieurs manières dont la vie de famille contribue à la régulation émotionnelle des enfants : ce que les enfants observent, la façon dont les adultes réagissent aux émotions et le climat émotionnel plus large. C'est un processus en développement, influencé à la fois par l'enfant et par son environnement. Morris et al., 2007


1. Donne-toi une seule tâche à la fois

Dans un moment intense, tu essaies peut-être d'arrêter les pleurs, d'expliquer la règle, de transmettre une leçon et de préparer le dîner.

Choisis plutôt une seule priorité immédiate.

Par exemple : assurer la sécurité de tout le monde, maintenir la limite et garder ta prochaine phrase courte.

« Je ne te laisse pas frapper. J'éloigne ça. »

Remarque aussi ce qui se passe en toi. Si ta voix monte ou si tu précipites tes mots, c'est une information que tu peux utiliser pour ajuster ta réaction. Tu n'as pas besoin d'être complètement calme pour offrir du soutien.


2. Propose ton soutien sans exiger de réponse immédiate

Un enfant n'a peut-être pas envie d'un câlin ou n'est pas prêt à expliquer ce qui s'est passé.

Essaie une proposition simple :

« Tu veux que je reste à côté de toi, ou un peu plus loin ? »

Adapte-la à sa compréhension. Pour un jeune enfant, rester près de lui avec peu de mots peut être plus utile que de lui proposer plusieurs choix.

S'il continue à pleurer, évite de transformer chaque petit moment en nouveau test : « Ça va mieux maintenant ? »

Sa réaction te donne une information, mais la poursuite de sa détresse ne permet pas, à elle seule, de savoir si ta présence l'aide.


3. Garde une partie de l'apprentissage pour plus tard

Quand l'échange est plus apaisé, tu peux y revenir brièvement :

« Arrêter, c'était difficile. Qu'est-ce qu'on pourrait essayer ensemble la prochaine fois ? »


Un essai contrôlé randomisé auprès de 216 personnes qui s'occupaient d'enfants d'âge préscolaire a observé des améliorations après un programme structuré portant sur la conscience émotionnelle des parents, leur régulation et l'accompagnement des émotions. Le programme comptait plusieurs séances. Havighurst et al., 2010


Regarde au-delà de la vitesse à laquelle les pleurs s'arrêtent

Ensuite, demande-toi :

  • Ai-je maintenu la limite clairement ?

  • Qu'est-ce qui semblait aider ou ajouter de la pression ?

  • Qu'est-ce que je pourrais ajuster la prochaine fois ?


La corégulation, c'est remarquer, répondre et s'adapter. Les émotions de ton enfant comme les tiennes méritent de l'attention.


Si tu souhaites un soutien personnalisé pour ces situations du quotidien, découvre mes consultations en ligne pour les parents et réserve un appel découverte gratuit de 20 minutes.


Passe une journée inspirante ❤️

(C) - Free 20-minute discovery call
20min
Réserver


À propos de l'autrice

Ama Annika Grobecker est consultante et formatrice en émotions, installée au Luxembourg. Forte de plus de sept ans d'expérience en ressources humaines et d'une spécialisation développée depuis 2018, elle accompagne les parents, les dirigeants et les équipes dans le développement de compétences pratiques de régulation émotionnelle et de communication non verbale.


Sources

Morris, A. S., Silk, J. S., Steinberg, L., Myers, S. S., & Robinson, L. R. (2007). The role of the family context in the development of emotion regulation. Social Development, 16(2), 361–388. DOI: 10.1111/j.1467-9507.2007.00389.x

Havighurst, S. S., Wilson, K. R., Harley, A. E., Prior, M. R., & Kehoe, C. (2010). Tuning in to Kids: Improving emotion socialization practices in parents of preschool children—findings from a community trial. Journal of Child Psychology and Psychiatry, 51(12), 1342–1350. DOI: 10.1111/j.1469-7610.2010.02303.x

Commentaires


bottom of page